


La Fromagerie du Bocage vient d’obtenir de l’INAO (Institut national de l’origine et de la qualité) l’autorisation de transformer le lait en un célèbre fromage, le Maroilles. La fromagerie collective devient ainsi le quatrième intervenant de la filière Maroilles. Après avoir lancé la Pierre Bleue, l’autre fromage de l’Avesnois, les 16 familles d’agriculteurs peuvent désormais s’investir dans leur deuxième projet : confectionner des Maroilles au lait cru et au lait biologique. Une fabrication de qualité volontairement limitée à 70 tonnes de fromages.
Afin d’obtenir le précieux sésame, la Fromagerie du Bocage s’est volontiers soumise aux contrôles de l’INAO et de la commission d’agrément du Syndicat des fabricants et des affineurs de Maroilles (SFAM). Les portes de la fromagerie collective leur ont été ouvertes tandis que des Maroilles étaient présentés à un jury composé d’une quinzaine de confrères. En experts avertis, ces derniers ont senti, touché et goûté à l’aveugle dix fromages échantillonnés dont celui de la Fromagerie du Bocage.
Si le 22 mai 2008 à la première commission du SFAM, le Maroilles de la Fromagerie du Bocage a été jugé sec voire salé, la deuxième commission réunie le 10 juin 2008 s’est révélée être la bonne. Les quinze jurés impartiaux ont attribué aux Maroilles de la fromagerie collective une note supérieure à 12. Couronnant ainsi les efforts des fromagers soucieux d’élaborer un fromage en tout point conforme aux critères de l’appellation d’origine contrôlée.
Quant à la Fromagerie du Bocage, la commission d’agrément était venue le 10 mai 2008 accompagnée de l’INAO contrôler les installations. Elle vérifia avec beaucoup d’attention si l’outil de transformation correspondait bien au cahier des charges de l’AOC Maroilles. Les moules furent mesurés, saloir et hâloir furent inspectés ainsi que l’origine de l’approvisionnement du lait. Il est vrai qu’il ne suffit pas de s’installer dans la zone de production pour revendiquer l’appellation Maroilles. Habituellement pour ce genre de visite, la commission d’agrément se limite à cinq personnes ; ce jour-là , on put en compter une quinzaine… toutes décidées à découvrir en avant-première la fromagerie collective. La rencontre n’en fut pas moins chaleureuse.
Néanmoins, le travail n’est pas terminé. En installant leur fromagerie collective à l’ombre des ruines de la célèbre abbaye, les seize familles d’agriculteurs veulent poursuivre l’Å“uvre entreprise par les moines. Tel est désormais le défi des agriculteurs et fromagers !
VOIR EN LIGNE :
L’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO)
Le Syndicat des fabricants et affineurs de Maroilles
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